Le choix du cor et de la guitare est inhabituel, bien que pas inédit.
Compte tenu de la grande qualité et de la puissance des guitares dont nous disposons aujourd’hui, cette combinaison est désormais tout à fait viable, comme c’est le cas pour la guitare avec le saxophone, la clarinette, etc.
Comme les titres de ces trois pièces le suggèrent, le tempo global est : lent – rapide – lent.
Cela inverse la configuration plus traditionnelle : rapide – lent – rapide, qui, selon moi, comporte davantage un aspect « divertissant » : « entrée fracassante », « moment sentimental au centre », puis « sortie en fanfare » !
Je préfère une approche plus contemplative dans les mouvements extérieurs, qui attirent progressivement l’auditeur, puis le laissent dans un état calme et réfléchi, plutôt que la fin « Happy Hollywood » si chère à une grande partie de la musique des XVIIIe au XXe siècles.
Depuis que j’ai découvert, étudiant, le Quatuor à cordes no 15 de Chostakovitch, qui (de manière unique) se compose de six mouvements lents consécutifs, j’en suis venu à conclure que la réussite d’une structure musicale est déterminée par son contenu et par le processus actif d’écoute qu’elle suscite, plutôt que par une forme « correcte » arbitraire.
J’espère que, tant comme auditeur que comme interprète, vous trouverez ces trois œuvres aussi agréables qu’elles l’ont été à écrire.